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Blog de Kitmien

Parfois, une des petites portes de notre vie reste introuvable

Kitmien | 31 Mars, 2006 17:09

Notre vie est bien la même, que nous nous trouvions en Occident, en Asie, en Afrique ou ailleurs. Ensemble nous sommes faits d’un même moule et nous cheminons au gré de nos parcours sur cette terre que nous avons en partage.

Et je me demande si le voyage que je fais régulièrement en moi peut se partager avec tous ceux qui me connaissent et m’accompagnent parfois sur les chemins de nos présences sur terre.

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Ces petits détails qui nous parlent de nos possibilités réelles de réussite

Kitmien | 29 Mars, 2006 03:44

C’est une île que j’ai trouvée magnifique et captivante, tellement elle a marqué ce petit séjour que j’ai passé à Mar-Lodge dans les îles Saloum au Sénégal.

Mais ce n’est pas ce détail qui me parle de mes possibilités. C’est dans ce beau village où la vie africaine a encore ses belles couleurs adorables, que je découvrais, il y a à peine quelques semaines, ce fait insolite , inconnu de toute personne venu tout droit du Congo.
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Un conte de mon père à Kibossi

Kitmien | 24 Mars, 2006 13:37

J’ai toujours voulu raconter ces petits contes de mon père à mes enfants mais à chaque fois, j’avais l’impression que je les dénaturais par cette obligatoire traduction du patois vers le français que mes enfants nés en Occident exigeaient.

Parfois, mon refus ne résistait pas devant leur insistance et un peu amer je commençais à faire cet effort pour – me disais je – leur donner malgré tout ce que j’avais reçu de mes parents.

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Cette odeur nostalgique qui ne me quitte pas.

Kitmien | 22 Mars, 2006 15:12

Est ce la peur qui bloque mon envie de dire ce que je pense quand je sais craindre les réactions de ceux que j’estime secrètement ?

Je le faisais chaque vacances, quitter mon village et aller passer quelques jours avec ma tante paternelle qui vivait à plus de 20km de chez nous. Je l’aimais beaucoup et elle m’adorait aussi. Elle ne m’appelait jamais par mon nom ni mon prénom. Elle m’appelait papa car je porte le nom de leur père.

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Ces bons petits moments gratuits et inoubliables

Kitmien | 19 Mars, 2006 20:47

Le bonheur que je ressentais dans les bras de mon grand-père ne m’a plus jamais quitté et si j’en avais eu le choix c’est avec lui que je serais toujours resté. Je ne me souvenais jamais qu’il fut le père de mon père et je ne comprenais pas non plus cette douceur qu’il me témoignait, même quand mes deux parents étaient avec moi…

Comme chez nous cette tradition est toujours conservée, ma mère se devait d’aller chaque année passer simplement quelques mois auprès de sa famille. Sa famille étant composée de ses parents et leurs familles respectives.

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Un choix qui se prépare

Kitmien | 18 Mars, 2006 15:05

De toutes les façons nous sommes toujours obligés de faire face à des choix dans nos petites vies, et quoi de plus naturel que de décider courageusement de l’avenir d’une petite famille congolaise.

La vie dans un pays occidental est complexe et contrairement à ce que l’on peut dire, j’ai eu énormément des concessions à faire pour y vivre et pouvoir se faire un trou comme on dit. Et les nombreux avantages d’une famille résidant en Europe ne se comptent pas. Les salaires et autres émoluments participent à ce confort de vie. Les conditions matérielles de vie familiale sont avantageuses comparées à celles de notre chère Afrique !

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De la tristesse de se faire traiter de raciste

Kitmien | 16 Mars, 2006 03:55

Sommes-nous nombreux qui cultivions ce bonheur de pouvoir aller partout dans le monde sans crainte, sans être obligés de chercher des visas et des passeports ? Aller voir du pays et découvrir ces beautés que la nature a posées gentiment ça et là…

Nos rêves de ces années là (soixante et soixante dix ) ont disparu et nous n’avons plus le courage d’en faire mention même à nos amis aujourd’hui par crainte de se voir être qualifié de ridicule ou de rêveur d’une époque révolue.

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- Et si une petite voie étroite pouvait nous être proposée ? -

Kitmien | 11 Mars, 2006 04:00

Je vais oser dire que la voie du remplacement d’un pouvoir politique d’un pays est la plus royale.

Proposer de nouveaux animateurs en espérant qu’ils puissent être complètement différents de ceux qui nous dirigent mal est bien ce que nous espérons tous. Et c’est ici les différences d’analyse : l’opposition congolaise peut y arriver, de nouveaux hommes politiques sont préférables.

Ensuite, il faut bien chercher dans notre peuple les autres freins de notre développement : on cite allègrement notre culture, nos hobbies, nos traditions. C’est aussi en effet, des pistes sérieuses mais si on n’indique pas comment remplacer une peau d’un animal par une autre peau venue d’un autre animal, c’est déjà l’échec d’une finalité.

Bref, je considère deux voies principales susceptibles de nous intéresser, sans que d’ailleurs elles soient incompatibles.

Celle que nous connaissons tous est celle qui conditionne la sortie vers le bien- être de tous par le levier de la politique. La deuxième est celle qui abandonne le levier politique de façon définitive.

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Une riche rencontre insolite

Kitmien | 08 Mars, 2006 20:45

Il y a parmi nous, des amis que l’on aime toujours avoir et à qui on ne peut refuser le moindre service. Si vous êtes d’accord avec moi, alors vous comprendrez aisément pourquoi je m’étais précipité à répondre oui à sa demande… Elle me demandait avec son air débonnaire et simple si je connaissais la poésie, moi qui venais d’ailleurs. Sans que je n’ai eu le temps de réfléchir, ses belles dents blanches que je voyais de sa bouche me rendaient une image de ma cousine autrefois disparue avec son voyage aux Indes d’où elle n’est jamais revenue voici bientôt quinze ans.

N’oublie pas – ajoute t-elle - de me faire un parallèle avec vos langues à vous ! C’est seulement à cette occasion que je me suis mis à réfléchir si mon dialecte connaissait la poésie. Ma mère me chantait bien des berceuses, le soir nous dansions bien aux chants des histoires qu’on nous contait. Mais aussi loin que vont mes souvenirs, la poésie n’a pas d’équivalent chez nous si je veux associer l’écriture d’un poème.

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La jalousie d’un bonheur invisible

Kitmien | 06 Mars, 2006 22:27

Suggérée, ou imposée cette jalousie qui m’habite et me protège est j’avoue quelque chose que j’aime. Que j’aime énormément. Je ne me sens jamais pris au dépourvu quand pour une raison ou pour une autre je dois la découvrir en moi. Peu de gens, d’amis ou encore de connaissances ont réussi à la découvrir.

Il faut dire que je la cache bien comme un secret qu’on n’a pas à révéler à tout venant. La raison de cette jalousie est pour beaucoup la cause principale de son invisibilité. Il n’ y a pas de raison que j’éprouve un quelconque malaise devant ce qui a toujours été présenté comme un défaut.

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Notre belle nuit noire

Kitmien | 05 Mars, 2006 03:41

La nuit noire est un moment privilégié pour qui se trouve dans un chemin et non une route. Pourvu que ce chemin soit assez grand, propre et sûr. C’est au tout début que la crainte habite le cœur, que l’on a dans sa tête énormément d’idées bizarres et décousues. Le pas de la marche est moins sûr et le corps tout entier semble flotter sans assurance. Les erreurs et les douleurs se font bien sentir. Au fur et à mesure que l’on avance dans son chemin, la nuit devient de plus en plus apprivoisée.

La nuit même apprivoisée regorge d’obstacles mais le voyage entamé peut se continuer. Il n’y a pas de possibilité d’éviter quoi que ce soit. La nuit est déjà bien apaisante, et quelques uns qui font partie du voyage murmurent. Ils semblent être chez eux. Ils ne voient plus du tout ceux d’à côté, ils rient forts et jaunes, nul doute qu’ils ont des petites torches pour éclairer leurs pas. Ils sont au fil du temps indifférents aux autres. Ils ne font plus partie du groupe. Ils se disent connaître leur chemin et leurs allures n’étonnent plus personne. Ils semblent avoir pris un train à eux et ne se soucient plus de tous les autres jeunes gens qui partageaient le même chemin. Dans cette nuit noire, nous avons donc trois groupes distincts sur le même chemin.

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... Je ne sais pas ... bien...

Kitmien | 01 Mars, 2006 01:43

Comme je jubile de pouvoir enfin poser ces questions que depuis la plus tendre enfance je gardais au fond de moi, alors vous comprendrez pourquoi vous lire m’apporter quelques réponses ici m’intéresse !

J’observais attentivement mon père qui me racontait qu’en son temps, la naissance d’un enfant n’avait pas tout ce qui dit ou fait aujourd’hui. Il était bien attendu (cet enfant) car la mère baissait progressivement ses activités champêtres et familiales. Elle était l’objet de toutes les attentions de la grande famille. Elle ne parlait pas de ses efforts ni de ses douleurs et tout le monde priait secrètement qu’elle puisse accoucher dans des bonnes conditions le moment venu.

Accoucher était une pratique à la fois dangereuse et mystique. Il fallait chasser tous les mauvais esprits susceptibles de nuire à la famille en prenant par exemple la place du futur bébé. Il fallait aussi que la maman soit très forte pour oublier les douleurs de l’enfantement et sortir promptement ce bout de chou sans que presque aucune aide ne soit nécessaire. L’honneur de la famille était en jeu et la maman le savait. Ce n’était qu’une responsabilité nouvelle à celles qu’elle porte déjà depuis longtemps. Le jour J arrivait bien, la maman sortait toujours victorieuse et le bébé naissait en pleine forme.

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Mon invitation !

Kitmien | 01 Mars, 2006 01:34

Les blogs sont devenus nos nouveaux moyens d’expression parmi d'autres bien entendu.

Je voudrais dire combien je suis heureux de pouvoir m’exprimer librement à travers cet outil, moi qui cherchais depuis longtemps l’occasion de partager mes points de vue dans les nombreux domaines autour de mon pays le Congo.

Je ne sais encore comment vous inviter nombreux ici mais je n’attendrai pas pour commencer à m’exprimer, cette envie me brûle les lèvres.

Mais je m’en voudrai de ne pouvoir vous remercier d’avance d’avoir accepté de venir me lire et aussi de pardonner mes propos quand ils pourraient vous heurter ou blesser…

Enfin, je vous prie de ne pas hésiter à réagir de quelque façon que ce soit, cela me fera tellement plaisir.

Kitmien.


 
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