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Kitmien | 29 Mars, 2006 03:44
C’est une île que j’ai trouvée magnifique et
captivante, tellement elle a marqué ce petit séjour que j’ai passé à Mar-Lodge
dans les îles Saloum au Sénégal.
Le fait insolite qui m’a réchauffé le cœur
était une extraordinaire féerie d’une douzaine de moutons qui, en double file
indienne, rentrait en courant à l’allure d’un trot de cheval vers le village,
rejoindre le parc en bois, leur demeure. Je
n’avais à aucun moment remarqué la présence d’un berger devant, ni derrière ce troupeau de moutons !
Comment était ce possible, me disais-je, que de
simples bêtes puissent être capables de savoir retrouver le chemin pour manger,
piéger l’heure pour reconnaître sonner les dix huit heures, décider ensuite de
suivre le plus vieux d’entre eux, qui les conduit en courant vers leur demeure à
l’heure voulue sans perdre de temps pendant le voyage ?
Beaucoup d’autres petits phénomènes avaient retenu mon attention sur cette île mais ce n’est pas l'objet de mon propos ici.
Je me
retenais pour expliquer à un ami, touché au plus profond de son être par l'incapacité qu'il se reconnaissait à ne pas savoir venir en aide à un peuple écrasé, qu’un troupeau d’hommes ne devrait pas être plus
difficile à changer !
Nos cœurs ne nous laissent pas énormément de temps pour souffler devant ce que nos yeux et nos oreilles colportent. Que de dégâts sur nos familles restées sur place au pays ? Nous restons impuissants devant des pratiques autrefois cachées mais maintenant tellement connues de tous.
Les uns s’enrichissent sans se soucier du plus grand nombre. Beaucoup d’entre nous sommes désemparés.
Si donc
des bêtes peuvent être domestiquées au point de nous étonner, combien sera
facile de remettre un peuple meurtri sur des chemins d’espérance !
La rupture observée pendant le règne du
remplaçant de Mobutu est quelque chose qui était inimaginable. Et pourtant un peuple venait
de sortir d’une longue nuit en enfilant de nouveaux habits…
Alors, notre courage à imaginer des lendemains
meilleurs pour nos compatriotes ne doit pas faiblir quelque soit le temps qui nous sépare de ce rendez-vous que nous attendons tous.
Mayombe82 | 29/03/2006, 14:47
Venga | 29/03/2006, 16:07
Bonjour mes frères,
Mayombe toi aussi tu as ta façon d'écrire genre "conversation individuelle" qui est sans pareille.
Comme dit mon petit frère, revenons à nos moutons, sans jeu de mots ! Tu as raison frère Mayombe l'humain emprunte ce qu'il veut aux bêtes et quand ça fait son affaire... mais c'est nous les intelligents parait-il !
Grand frère aider nos familles et amis au pays peut se faire de bien des façons tu sais.... un sujet de conversation dont ont a déjà causé ensemble. Souvent un petit rien fait toute la différence dans une journée.
Comme le dit Mayombe, avec de bonnes volontés, de l'audace, volontarisme, courage et j'ajouterais entraide, collaboration fraternelle et ouverture des coeurs je crois aussi que nous pouvons faire beaucoup car rien n'est immuable.
Ce demande beaucoup oui en effet, mais ça demande encore beaucoup plus de subir comme les congolais au pays le font depuis trop longtemps déjà.
Donc comme tu le dit grand frère, nos petits pas d'aujourd'hui se seront jamais en vain j'en suis convaincu.
Kitmien. | 29/03/2006, 16:59
Ma bien chère Venga,
Tu as vu juste et comment autrement avec ce Mayombe là qui te tient par les boyaux (oh pardon) les tripes !
Comme le bons sens a du sens ici ou ailleurs d'ailleurs...
Euh est ce ma Pelfort emprunté auprès d'un ami (?) qui me fait parler ainsi ?
Venga | 29/03/2006, 18:55
Non grand frère, c'est la lecture que ton coeur a fait .....
Bonne journée.
Dinga-dinga | 02/05/2006, 23:45
Tout ce qui nous est arrivé est déjà fait : les guerres, les dictatures, la pauvreté , la misère si Dieu l'a permis c'est que ça doit servir à quelque chose. Nous avons été désolé, nous avons pleuré bien apès tout cela il faut essuyer ses larmes et se lever pour participer à quelque chose dans notre vie .
quelqe soit le niveau ; un champ de maïs , un mur cassé reconstruit, un commerce ; une goute dans la mer sert toujours à quelque chose il suffit d'être courageux et vouloir essayer quelque chose toute participation à la reconstruction de notre pays ou notre continent apportera toujours un bien fait dans nos lieux de vie c'est ce qui compte.
Si donc Kabila le père n'avait pas eu le courage d'essayer quelque chose dans son pays on aurait cru que l'ex Zaïre est allé trop loin dans la misère pour faire quelque chose ,il faudra des années ;et pourtant il nous a bien démontré le contraire.
Vivre sur la terre quand on est pas handicapé pendant 40ans ou plus sans avoir laissé une petite oeuvre à mon avis cela peut-être un péché devant Dieu.
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Vieux, j’adore les descriptions contenues dans tes textes ! Vraiment SOMP-TU-EUX ! L’image des moutons disciplinés est très intéressante à plus d’un titre. Les humains, avec leur éternelle arrogance, leur outrecuidance et que sais-je encore ont décrété qu’ils étaient intelligents et que les autres animaux étaient juste des bêtes dépourvues d’intelligence, juste doués d’instinct ! Un instinct que nous n’hésitons pas à leur emprunter lorsqu’il faut parler de survie (sic !). L’exemple de KABILA père que tu donnes est très intéressant à plus d’un titre. J’en avais déjà très brièvement fait état sur CP aux grands débats. Mon oncle (encore lui, je sens que j’en parlerai beaucoup ici) un catholique (ça arrive) communiste (il y en a encore au 21ème siècle) a toujours eu du mal à comprendre mon incompréhension des régimes de CASTRO, Mao et autres Kim IL Sung, mecs qu’ils respectent au plus haut point et il me dit souvent « si ces hommes ont été amenés à faire preuve d’un peu de brutalité, il faut les comprendre, la pression exercée par les Impérialistes et autres Capitalistes nécessitaient ce genre de réactions, sans ça ils n’auraient pas tenu ! ». Cette anecdote pour dire à mon humble avis que les peuples, à certains moments de leur histoire sont comme perdus, et il suffit d’un homme charismatique (Mustapha KEMAL, Deng Xao PING, etc.) qui avec un gant de velours plonge sa main de fer pour guider le peuple vers un mieux être, vers une vision qu’il estime meilleure que celles en place. Certains se demandent si la démocratie doit précéder le développement économique ou l’inverse. Ça nous ramène au vieux dilemme de l’œuf et de la poule. Ce qu’il faut ? De l’audace, de la volonté, du volontarisme, du courage et se donner les moyens. Des transformations extraordinaires peuvent avoir lieu sous n’importe quel site de cette Terre si ces conditions sont réunis ; l’homme le plus abruti, quand il est mis dans d’excellentes conditions (par exemple, périr ou survivre) peut se révéler plus fort qu’Albert EINSTEIN (qui a loupé son bac plusieurs fois) ou Sigmund FREUD (3 échecs au bac). Pour ne pas être trop long, je citerai ce compatriote qui m’a précédé dans un collège de BZV (longtemps avant) et à la fac des sciences (idem) et qui avait triplé sa classe de 5ème (classe que j’ai toujours considéré comme la plus facile du collège, tout est relatif) et qui du jour où il a mis pied en 4ème, jusqu’à sa maîtrise de maths n’a plus jamais connu d’échec, terminant toujours avec un minimum de 14/20. @+, M82