This page looks plain and unstyled because you're using a non-standard compliant browser. To see it in its best form, please upgrade to a browser that supports web standards. It's free and painless.

Blog de Kitmien

« | »

L’interminable attente !

Kitmien | 04 Octobre, 2006 12:27

Voici pour vous cette conversation qui me rappelle la justesse des réponses de mon père alors que je lui questionnais sans arrêt lors des vacances scolaires, les seuls moments où nous pouvions être ensemble.


- Les gens sont partis au loin et les pleurs ont cessé depuis longtemps. Ils étaient partis contraints et forcés et leur deuil qui avait duré longtemps a fini par être remplacé par un espoir de les voir revenir. Nous les attendons toujours eux, leurs enfants et toutes les nouvelles générations qu’ils auront donné là-bas.

- Mais l’espoir n’est il pas aujourd’hui une utopie, puisque même les signes qu’ils auraient donné sont invisibles. Ils sont donc définitivement partis et ils ont certainement oublié le chemin du retour…

- Tu peux avoir raison, les pièges qu’ils ont rencontré et leurs difficultés en sont la cause, j’en suis sûr. Mais comment pouvait il en être autrement, si le moindre combat pour vivre, s’installer, leur coûte des générations. Leur volonté de se sentir d’abord en paix en eux, de trouver des semblables, n’a jamais connu de réussite malheureusement. Ils ont fini par oublier même ce clin d’œil à leurs frères restés sur ces terres de leurs ancêtres. Ils vivent de combat en combat, parfois sans lien profond avec leur être meurtri. La vie sans grands repères culturels entretenus est bien plus difficile pour une communauté déportée, le temps n’arrange pas cette situation.

- Il y a lieu de penser que les nouveaux partants volontaires pour la plupart vont connaître les mêmes problèmes. Ils commencent par embrasser cette nécessaire recherche de place dans la société. Des générations nouvelles arrivent et les combats restent les mêmes. Ils n’auront pas à leur tour les bases culturelles pour triompher de leur quête de vie normale. Une bonne frange s’active de loin à soulager les détresses de ceux qui sont restés. Une autre porte le discours culturel approprié pour garder éveillé l’espoir du retour ou du partage. Est-ce la fin des déceptions ?

- Pas si sûr, beaucoup reste à faire et cette espérance est encore fragile et très limitée. Le fossé qui existe est grand pour voir les problèmes d’ici être pris en charge par le plus grand nombre, et si possible par le plus nombre outillé, résolu et entreprenant… C’est là que se situe notre attente.

Commenter
Ecrire "4588" ici: (procede antispam)
 
© NovoBlog.com : votre blog gratuit