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Kitmien | 08 Octobre, 2008 13:20
Doucement, l’âge aidant, les nouvelles convictions se mettent progressivement en place en soi. Elles prennent une tournure particulière après la cinquantaine déclarée. Elles s’éclaircissent et s’affirment comme étant plus justes et réalistes. Un petit regard derrière soi et c’est un gros regret. Regret de n’avoir pas pu trouver plus tôt ce que la vie renfermait de positif. Regret d’avoir vécu dans un monde où beaucoup de choses étaient fausses. Regret de n’avoir pas eu un parcours jalonné de vérités et de richesses.
Les lectures ne sont pas toujours sources d’enrichissement. La société manque cruellement de correcteurs d’idées fausses, de sages délivrant des vérités sûres et éprouvées. Alors, seule la vie délivre à chacun et à tous un équilibre pour rester en chemin et collecter au gré du temps des miettes et des trésors utiles.
Qui dans nos sociétés pourraient être garants des valeurs universelles et des entendements sûrs que chacun aurait eu plaisir à consulter et à garder pour cheminer dans la vie ? Les écrivains sont si divisés et désorganisés aux yeux des lecteurs qu’ils ne représentent pas cette voix autorisée que l’on cherche. Les dirigeants n’hésitent pas à brouiller le regard des gens tant leurs préoccupations s’éloignent de l’apport que la société attend d’eux. Les enseignants sont bien trop canalisés et en complète recherche de consensus qu’ils ne permettent pas de conduire le regard des enseignés de manière efficace. Les responsables religieux prisonniers de leurs dogmes et des soucis d’être toujours plus nombreux, privilégient la sensation d’être pris pour des personnages magiques…
A moins que personne ne détienne vraiment la clé de la vie, les parents ne montrent pas un chemin religieux irréprochable à leurs enfants, une école sérieuse qui leur apprenne leurs responsabilités. Dans la religion catholique, on trouve une liberté individuelle qui laisse le chrétien une grande liberté de manœuvre mais cette religion a manqué de s’adresser à des couches sociales sous des critères particuliers dans la société, en même temps qu’elle s’adresse à un public « banalisé » où le chrétien de toutes couches sociales participe. Je ne sais si la religion musulmane laisse au musulman beaucoup de liberté pour qu’il exerce son libre arbitre sur sa foi. Toutes les religions donnent l’impression d’être à la recherche effrénée d’adeptes à corrompre et à garder pour soi.
Les écrivains et philosophes se livrent dans leur grande majorité à présenter des idées qui ne servent que leurs intérêts égoïstes, souvent défendus par les pouvoirs politiques qui les encadrent.
A la cinquantaine, s’affirmer dans une société devient plus facile. Les choix imposés deviennent discutables : la religion n’a plus le mystérieux qu’elle avait auparavant ; les critères de jugement ont évolué. L’intérieur de soi prend de plus en plus de place et il détermine les choix et les convictions.
Comme le regard sur la société a changé et comme le monde autrefois complexe et impénétrable apparaît plus vrai … ! …Kitmien.
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